Les boulangers font planer la menace d’une hausse du prix du pain

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Une deuxième menace depuis le mois de septembre, prévoyant la hausse à partir de lundi prochain, a finalement été suspendue, mercredi 13 novembre après l’annonce d’une réunion de la fédération avec le chef du gouvernement.

Contacté par Menara.ma, Lahoucine Azaz, président de la fédération a fait savoir que « le dialogue reste toujours de mise pour la fédération afin de trouver les solutions idoines au problème du secteur. Cela passe nécessairement par l’application du  contrat-programme que nous avions signé, en 2011, avec le prédécesseur de M. Benkirane, Me Abbas El Fassi. Un contrat qui détermine les engagements de l’Etat pour maintenir à leur niveau les prix du pain ». Il ajoute que les prix actuels sont en deçà de leurs prix réels et que la fédération ne peut supporter seule le surcoût.

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En septembre dernier, la Fédération avait annoncé son intention de procéder à une hausse des prix. Mais suite à une réunion avec M. Benkirane, avait permis de désamorcer la crise. M. Azaz rappelle que lors de cette réunion « M. Benkirane nous a affirmé que le gouvernement ne saurait tarder à mettre en application le contrat-programme. Il me l’avait même de nouveau assuré dans un entretien téléphonique. Mais depuis rien n’a été fait. On verra alors la prochaine réunion »

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1,67 Dh la baguette

Au cas où la réunion ne donne pas satisfaction aux professionnels du pain, la fédération procèdera à des hausses de prix sans même aviser, certains boulangers considèrent qu’ils ont trop attendu sans rien voir venir. La baguette de pain vendue aujourd’hui 1,20 DH doit coûter normalement selon la fédération entre 1,42 et 1,67 Dh selon les régions.

Les boulangeries passeront-ils à l’action ? Rien n’est sûr et le président de la fédération relève que les professionnels du secteur sont conscients des risques encourus en cas de hausse. « Les Marocains ne peuvent supporter en plus des hausses de pratiquement tous le produits et services, une augmentation du prix du pain. La stabilité sociale est en jeu », déclare à Menara.ma, Abdelkader Zair, dirigeant de la confédération démocratique du travail.

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Tout le monde, en effet, a, en mémoire, les émeutes du pain du 20 juin 1981 à Casablanca. Et personne que ce soit au niveau des corporations, des syndicats ou du gouvernement ne veut assumer la responsabilité des répercussions incalculables d’une hausse des prix du pain.

 

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