Mondial-2014: la France retient son souffle

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La France n’a pas raté un seul tournoi international depuis 1994 et le Mondial aux États-Unis, qu’elle avait manqué le 17 novembre 1993, à Paris, quand le Bulgare Emil Kostadinov avait éteint le Parc des Princes d’une frappe dans la lucarne de Bernard Lama à la dernière seconde.

Didier Deschamps, aujourd’hui sélectionneur, portait le maillot Bleu ce soir-là et il mesure mieux que quiconque le nouveau traumatisme que serait une élimination, mardi, à l’issue du match retour au Stade de France.

Infographie présentant le match de barrage Ukraine-France pour le Mondial-2014

Au-delà d’une absence à cette Coupe du monde organisée dans le pays de la Seleçao, la France du foot replongerait en effet illico dans une crise profonde, celle dont elle peine à sortir depuis 2010 et le fiasco du Mondial sud-africain.

Entre Knysna, Zahia, l’affaire des quotas, des relations toujours tendues avec la presse, la récente polémique Evra ou la sortie nocturne des Espoirs, le football français d’élite est, en effet, très loin de la popularité qui était la sienne entre 1998 et 2002.

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A moins de trois ans de l’Euro-2016 organisé en France, une élimination contre l’Ukraine obligerait en fait la sélection et la Fédération à repartir de zéro, sans aucune certitude, ni sur les joueurs ni sur le sélectionneur, même si la tendance est à un maintien de Deschamps quelle que soit l’issue de ce barrage.

Pourtant, tout n’est pas noir au moment de retrouver une équipe d’Ukraine contre laquelle les Bleus n’ont jamais perdu et qu’ils avaient nettement dominée lors de leur dernière rencontre, l’été dernier à Donetsk pendant l’Euro (2-0).

Dans le sillage de Ribéry

Le sélectionneur de l’équipe de France Didier Deschamps regarde ses joueurs à l’entraînement, le 14 novembre 2013 à Kiev

D’abord, les Français vont affronter une équipe qui n’a jamais réussi à franchir l’obstacle des barrages, sur lequel elle a buté quatre fois (Mondiaux 1998, 2002 et 2010, Euro-2000).

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Les Bleus ont eux réussi à le faire avant la dernière Coupe du monde, même si la qualification face à l’Eire, marquée par la fameuse main de Thierry Henry, n’est pas exactement un très bon souvenir.

Ensuite, les Bleus vont mieux. Après une pénible tournée estivale en Amérique du Sud (défaites contre l’Uruguay et le Brésil) et un vilain match nul en Géorgie (0-0) en septembre, les partenaires d’Hugo Lloris ont réagi en retournant un match très mal engagé au Belarus (4-2).

En comptant celui-ci, les Français restent sur trois succès agrémentés de 13 buts marqués. Longtemps muet et désormais plutôt remplaçant de Giroud, Benzema a ainsi retrouvé ses sensations de buteur.

Surtout, si l’équipe d’Ukraine peut compter sur les dangereux Iarmolenko et Konoplianka, la France, elle, a Ribéry. L’ancien Marseillais n’a jamais été aussi fort et joue désormais en Bleu de la même façon qu’avec le Bayern Munich.

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Depuis que Didier Deschamps est sélectionneur, soit à peine plus d’un an, Ribéry présente des statistiques démentielles (six buts et 12 passes décisives). “Je suis vraiment au sommet, c’est vraiment mon année”, a-t-il encore répété cette semaine à Clairefontaine.

Ces deux matches de barrage ne compteront pas pour l’attribution du Ballon d’Or, dont le Nordiste est l’un des grands favoris, puisque les votes seront clos ce vendredi. Mais si Ribéry joue comme le Ballon d’Or qu’il rêve d’être, les Bleus ne seront pas très loin du Brésil.

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